Marie Harel, née Fontaine le 28 avril 1761 à Crouttes (Orne), près de Vimoutiers en Normandie et morte le 9 novembre 1844 à Vimoutiers (Orne), est considérée comme l'inventrice du camembert.

Elle épouse le 10 mai 1785 à Camembert Jacques Harel, laboureur à Roiville.

Il se fabriquait, depuis la fin du XVIIe siècle déjà, un fromage renommé dans le pays de Camembert. Thomas Corneille signale dans son dictionnaire géographique publié en 1708 qu'à Vimonstiers, se tient « tous les lundis un gros marché où l'on apporte les excellents fromages de Livarot et de Camembert ». Pourtant, selon une légende tardive qui apparaît au début du XXe siècle, l'invention du camembert sera attribuée à Marie Harel qui aurait bénéficié en 1791 des conseils d'un prêtre réfractaire caché au manoir de Beaumoncel où elle travaillait. Bien que rien n'atteste cette version de l'invention du camembert, la légende est souvent considérée comme véridique. Cependant Marie Harel a bien existé et a fabriqué des camemberts selon un savoir faire local. Son principal mérite fut d'avoir été à l'origine d'une dynastie de fromagers entreprenants qui ont développé la fabrication du camembert sur une grande échelle, notamment son petit-fils, Cyrille Paynel né en 1817 qui créa une fromagerie sur la commune du Mesnil-Mauger dans le Calvados.

L'essor de la production de camembert dans la première moitié du XIXe siècle est l'œuvre collective des descendants de Marie Harel qui se considéraient comme les seuls détenteurs légitimes de l'appellation camembert. Mais, à partir de 1870, d'autres fabricants normands contestent ce monopole familial.

Une statue de Marie Harel est visible à Vimoutiers.